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Immobilier france
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 • Maison à vendre en france
Pour devenir propriétaire aujourd'hui, il vaut mieux être exagérément riche ou terriblement pauvre. Alors que l'immobilier flambe partout en France, repoussant de plus en plus loin des centres-villes les familles modestes et celles issues des classes moyennes, deux initiatives viennent encourager l'accession à la propriété des ménages à faibles revenus.
En intitulant son projet de loi, présenté au Parlement d'ici à deux ou trois semaines, Propriété pour tous, Gilles de Robien, ministre du Logement, a voulu coller à l'aspiration de la majorité des Français.
Un souhait qui paraît de moins en moins réalisable pour les plus modestes, puisque, selon une étude de l'Insee, la situation s'est dégradée depuis quinze ans: le nombre de propriétaires parmi les 2,8 millions de ménages aux revenus inférieurs à 7 300€ annuels est ainsi passé de 36% en 1988 à 28% en 2002.
Le gouvernement a décidé d'aider ces familles à acheter les HLM qu'ils occupent, à des prix adaptés aux finances des futurs acquéreurs, donc inférieurs à ceux du marché.
Une décote est également prévue en fonction du temps d'occupation. L'idée n'est pas neuve, puisqu'une loi avait déjà été édictée en 1994, mais le nombre de cessions n'a jamais dépassé 4 000 par an sur 40 millions de logements sociaux.
Afin d'atteindre 40 000 ventes annuelles, Gilles de Robien compte à la fois jouer la contrainte avec les bailleurs sociaux, sommés de proposer tous les cinq ans 10% de leur parc, et la sécurisation pour ces ménages fragiles.
Pour le ministre, ces opérations ne priveront pas trop le parc social, puisque de toute façon la plupart des occupants restent dans leur HLM jusqu'à leur mort. Surtout, c'est un moyen de dégager des fonds pour construire plus de logements sociaux. Le projet soulève pourtant des difficultés.
D'abord, parce que les locataires vont vouloir acheter les logements les plus récents et les mieux situés, justement ceux que les organismes HLM désirent garder. Ensuite, la vente massive pourrait accélérer la paupérisation du parc, ceux qui resteraient locataires représentant la population la plus précaire.
Il ne faut pas écarter le risque, craint Dominique Dujols, de l'Union sociale pour l'habitat, « que ces ex-HLM deviennent des copropriétés dégradées », transformant le rêve de ces propriétaires en cauchemar.
Ce n'est pas ce type d'écueil qui guette le maire de Paris. Avec son prêt à taux zéro élargi - 22 000€ pour un célibataire et 36 000€ pour une famille - Bertrand Delanoë veut lui aussi donner un coup de pouce à l'accession sociale. Mais ce cadeau semble dérisoire dans un marché en surchauffe et n'empêchera pas la fuite des familles vers la périphérie parisienne.
En réalité, aucune de ces mesures n'est suffisante pour régler la crise que traverse un pays où le problème n'est plus de savoir s'il est préférable d'être propriétaire ou locataire, mais s'il est possible de trouver un toit...
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A la fin des années 1990, les valeurs ont flambé
Des longères dans le Perche à 450 000€, des manoirs normands à 1 million ou encore de grands domaines sur la Côte d'Azur à 10 millions... Les « paradis verts », chers à Jean-Didier Urbain, se sont tous mis à flamber à la fin des années 1990, au grand étonnement des professionnels: « C'était un marché qui tournicotait autour de lui-même, avec à peine 15 000 à 20 000 transactions par an et des prix stables depuis des dizaines d'années », se souvient ..., spécialiste dans la transaction de domaines ruraux.
Un temps révolu: aujourd'hui, le nombre de ventes a été multiplié par deux ou trois, les valeurs ont flambé, tandis que les agences immobilières se sont mises à fleurir à travers tout le territoire. « Rien qu'à Sarlat, il en existe plus de 30! » s'exclame .., négociatrice au cœur du Périgord noir.
Une folie, estime ..., car les prix des maisons à la campagne, constate-t-il, ont suivi ceux des résidences principales. Ce mimétisme, illogique compte tenu du temps d'occupation des résidences secondaires - quarante-quatre jours par an en moyenne - est non seulement dû à l'amour que portent les Français à la pierre et aux vacances - ils possèdent près de 4 millions de maisons de campagne - mais également à un certain nombre d'évolutions sociologiques, qui ont bouleversé le marché.
Le TGV, qui met le sud de la France à trois heures de Paris, le tunnel sous la Manche, qui a fait un pont entre l'Hexagone et la Grande-Bretagne, et, enfin, les compagnies aériennes low cost, qui assurent de plus en plus la jonction entre les capitales européennes et nos régions.
Les nouveaux moyens de transport ont été, sans aucun doute, le vecteur de cette formidable envolée. Et de nombreux coins, difficilement accessibles, sont devenus subitement proches, comme Uzès, le nouveau paradis des bobos parisiens.
Ce sont, en réalité, les Britanniques qui ont le plus profité de l'aubaine. Dénicheurs de bonnes affaires, ils ont été les premiers à plébisciter le Perche, la Dordogne, le Gers et représentent 75% des achats étrangers.
Tel ce couple qui, en un seul coup de téléphone, s'est offert une maison à Deauville pour 1 million d'euros. Les compagnies Ryanair et easyJet, qui ont multiplié les dessertes au départ de Londres vers Bergerac, Nîmes ou Marseille, ont amplifié le phénomène.
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 Même si les banques et les courtiers ne constatent pas de vague importante de demandes de renégociation, il est aujourd'hui opportun de l'envisager.
Evidemment, seuls les titulaires de prêts à taux fixe sont concernés car, contrairement à ceux qui ont emprunté à taux révisable, ils n'ont pas bénéficié, depuis la souscription du crédit, de la détente des taux.
Une telle opération n'est pas gagnante à tous les coups. Le jeu n'en vaut parfois pas la chandelle. Avant de se lancer dans ce genre de démarche, mieux vaut donc mettre tous les atouts de son côté.
Le premier réflexe consiste à demander à sa banque une révision du taux concédé quelques années plus tôt. Cette dernière ne va guère apprécier la requête, c'est même souvent un sujet qui fâche.
Pour couper court à toute tentative de négociation, le banquier va tenter d'expliquer que, lorsque l'établissement a consenti le prêt, il a dû lui-même emprunter le capital aux conditions de marché du moment.
C'est vrai, mais pas tout à fait. En fait, les banques financent en partie les crédits accordés en piochant dans leurs fonds propres, à savoir les dépôts non rémunérés de leurs clients. Au premier rendez-vous, le chargé de clientèle se gardera de faire une offre, il proposera à l'emprunteur de revenir le voir avec en main une offre concurrente.
Mais, là encore, rien n'est gagné. La banque peut rester sourde à toute sollicitation, car rien ne l'oblige à revenir sur les conditions de départ. « Notre attitude va aussi dépendre de la qualité du dossier et de la relation globale avec le client »
• Exemple de financement pour l'achat d'un bien de 300 000€
Avant toute proposition, le banquier réexaminera le dossier de son client et passera au crible sa situation financière. Nous regardons si, depuis la souscription du crédit, ce dernier a toujours ses revenus domiciliés chez nous, s'il n'a pas eu d'incidents de paiement, s'il a entre-temps réalisé des placements. L'évolution de son salaire constitue aussi une donnée importante, qui peut déterminer l'ampleur de notre geste commercial, explique un banquier. C'est une négociation gagnant-gagnant, nous pouvons être amenés à demander aux clients des contreparties »
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