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Les risques du credit
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 Tant que la situation économique est bonne et que les emprunteurs ne font pas faillite, le système fonctionne (ce fût le cas de 2002 à 2006) et les politiques s'émerveillent de cette dispersion des risques et de la nouvelle sophistication de la finance
Mais le jour où beaucoup d'emprunteurs seront en défaut en même temps, les hedge funds ou autres fonds divers devront payer à la place des emprunteurs pour honorer leurs contrats vis à vis des banques.
Leur métier premier est de spéculer, et non jouer le rôle d'un banquier.
Leur capacité à faire face à cette situation n'est contrôlée par aucune autorité et qu'ils ont pour habitude d'utiliser de gros effets de levier, achetant beaucoup plus d'instruments financiers que ce qu'ils ont réellement en caisse (en empruntant une fois de plus évidemment).
Dès que les hedge funds seront pris en défaut, les grandes banques qui se croyaient assurées contre les faillites des emprunteurs par leurs dérivés de crédit vont rapidement découvrir que leurs assureurs ne peuvent plus honorer leur contrat...
Le risque crédit ayant été répandu dans tout le système, ce sera alors le début de la chute d'un immense château de cartes impliquant à la fois hedge funds, fonds de pension, grandes banques internationales (y compris des banques européennes lourdement impliquées dans le marché des dérivés de crédit).
Cette chute entraînera en retour (et accélèrera) une profonde récession économique avec un effondrement de la consommation et une nouvelle vague de faillites personnelles.
Une bulle de crédit ne disparaît pas sans qu'il y ait de la casse !
Même si les banques françaises sont semble t il un moins engagées, pensez à avoir une banque solide: Une banque régionale ou nationale peu impliquée dans ces dérivés de crédit, ou une banque d'état comme la banque postale !
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The chart below shows the spread between long-term Treasury Bond rates and Treasury Bill rates over an 80 year period. We thought that might put the current yield inversion in a larger context that could be useful.
The formula is long-term rates minus short-term rates. When the plot line is above zero, long-term rates are higher than short-term rates (the “normal” or upward slopping case). When the plot line is below zero, short-term rates are higher than long-term rates (the “inverted” case we have today)
The first thing we notice is that “normal” is an appropriate label for the upward slopping yield curve. That was the condition in 72 of the 80 years (90% of the time), measured as the average weekly condition for the year being upward slopping.
There were only 8 years (10% of the 80 years) when the average weekly yield curve status was inverted for the year: 1927, 1928, 1929, 1966, 1969, 1980, and 1981.
There were 17 years (21% of the 80 years) when there was at least one week of inverted yield curve: 1927, 1928, 1929 1930, 1959, 1966, 1967, 1968, 1969, 1970, 1973, 1974, 1979, 1980, 1981, 2000, and 2006 (but 9 of those 17 years had a positive average for the year).
Most of those inverted years were associated with tough times in the economy. It is generally held that a prolonged inverted yield curve produces a subsequent recession.
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 Les banques centrales ne doivent pas se contenter de politiques curatives
Dans la crise actuelle, les banques centrales ont été acculées à intervenir massivement sur les marchés pour injecter de la liquidité et éviter le désastre de faillites en chaîne. Mais elles ont ainsi créé les conditions d’une nouvelle crise. Sachant qu’ils seront toujours secourus, les établissements qui ont pris des risques anormaux seront incités à recommencer.
Elles ont aussi créé les conditions d’une bulle financière future. Pas moins de 500 milliards d’euros ont été injectés par les banques centrales et la BCE, alors qu’il y avait déjà beaucoup trop de liquidités dans l’économie mondiale.
Nous sommes un certain nombre d’économistes, comme Patrick Artus, à penser que les banques centrales doivent inclure dans leur mandat non seulement la stabilité des prix - ce qu’elles font d’une manière trop rigide comme la BCE -, mais aussi la croissance économique et la stabilité financière.
Car l’immobilier, les actions, les taux de change peuvent donner lieu à des bulles spéculatives très dangereuses. Autre idée, les banques centrales ne doivent pas se contenter de politiques curatives. Elles doivent faire de la prévention, intervenir avant qu’il ne soit trop tard quand une bulle commence à se former
Ensuite, il faudrait réformer les organismes de surveillance ou de contrôle prudentiels : en France, la Commission bancaire, et au niveau international le Comité de Bâle. La réforme du contrôle prudentiel appelée Bâle 2, entrée en vigueur en 2008, est déjà dépassée.
Ce dispositif est presque exclusivement concentré sur le risque du crédit, les pertes liées à des débiteurs, des clients insolvables. Or, aujourd’hui, les banques font des pertes énormes sur les variations des marchés.
Je plaide pour que soit incluses dans Bâle 2 des exigences de fonds propres beaucoup plus importantes pour couvrir les risques de marché.
Des banques, américaines ou autres, peuvent aujourd’hui distribuer des crédits en sachant qu’elles pourront les transformer en titres (« titrisation ») et les repasser à d’autres acteurs qui, comme les hedge funds, ne sont pas réglementés ou qui, comme la Société générale, se sont spécialisés dans les opérations à hauts risques (les produits structurés)
Il faudrait que ces banques, même après s’être débarrassées de ces crédits, soient obligées de partager les risques qu’elles ont pris au départ, soient davantage responsabilisées.
L’affaire de la Société générale montre aussi que des principes fondamentaux de contrôle sont mis en défaut. Les autorités de contrôle comme la Commission bancaire font confiance, pour réguler les risques, à l’autocontrôle des banques et se contentent de vérifier leurs instruments, leurs procédures.
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