|
|
|
|
 • Zone géographique
La proximité permet aux proches de rendre visite, trés souvent, à la personne concernée, qui peut de son côté ne pas souhaiter s’éloigner trop de son ancien cadre de vie.
• Le budget
Le montant des ressources qui peut être consacré mensuellement au séjour de la personne concernée est déterminant pour la recherche. Des aides peuvent réduire cette charge.
Le terme générique de maison de retraite englobe un ensemble très hétérogène dans lequel il faut distinguer diverses structures qui peuvent dépendre du secteur public ou privé:
• Dans le secteur privé, les établissements peuvent avoir le statut d’une société commerciale ou d’une association à but non lucratif
• Dans le public, les établissements peuvent relever du secteur sanitaire (hospitalier) ou de la commune.
Par ailleurs, les établissements peuvent être plus ou moins médicalisés selon qu’ils ont pour vocation d’accueillir des personnes âgées autonomes, en perte d’autonomie ou dépendantes.
Enfin le séjour peut être de longue durée ou temporaire. Un séjour temporaire correspond à un séjour d’été, un séjour de convalescence ou bien à un séjour d’essai renouvelable. Il peut se transformer en un séjour de longue durée.
Certains établissements offrent la possibilité d’un accueil de jour.
Aujourd’hui, on parle d’EHPA (Etablissements d’Hébergement pour Personnes Âgées), ou d’EHPAD (Etablissements d'Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes).
L’EHPAD est un établissement qui a signé une convention tripartite de 5 ans avec le département et l'Etat qui l’oblige à respecter un cahier des charges et à avoir une démarche qualité ce qui assure donc aux personnes âgées un accueil dans les meilleures conditions de sécurité, d’hygiène et de confort. La DDASS effectue des contrôles réguliers et garantit le bon fonctionnement de ces établissements.
|
 |
Le nombre de personnes âgées dépendantes est en augmentation constante
La définition de la dépendance couramment admise est le besoin d’une tierce personne pour effectuer les actes de la vie courante (se laver, se déplacer, s’alimenter, s’habiller).
Elaborée au cours de l’année 1997, la grille AGGIR (Autonomie Gérontologique Groupe Iso-Ressources) permet d’évaluer le degré de perte d’autonomie ou le degré de dépendance physique et psychique dans l’accomplissement des actes quotidiens de la personne et de regrouper les âgées en 6 Groupes Iso-Ressources ou GIR.
Cette grille sert de référence pour l’obtention de l’APA (Aide Personnalisée à l’Autonomie). A titre indicatif, voici la grille qui permettra au médecin de déterminer le degré d’autonomie.
L’évaluation se fait sur la base de dix-sept variables:
Dix variables dites discriminantes se rapportant à la perte d’autonomie physique et psychique et utilisées pour le calcul du GIR:
• Cohérence
• Orientation
• Toilette
• Habillage
• Alimentation
• Elimination
• Transferts
• Déplacements à l’intérieur
• Déplacements à l’extérieur
• Communication à distance
Sept variables dites illustratives se rapportant à la perte d’autonomie domestique et sociale, qui n’entrent pas dans le calcul du GIR mais apportent des informations nécessaires à l’élaboration du plan d’aide:
• Gestion personnelle de son budget et de ses biens
• Cuisine
• Ménage
• Transports
• Achats
• Suivi du traitement
• Activités de temps libre
|
 |
 Selon les ressources et l’âge, les personnes âgées peuvent bénéficier d’aides ou d’allocations pour participer au financement de l’hébergement en établissement.
• Les aides
L'article 205 du Code Civil définit l’obligation alimentaire obligeant les descendants qui en ont les moyens à venir en aide à leurs parents qui sont dans le besoin. Cette obligation couvre aussi le paiement des frais de maison de retraite.
Aide sociale aux personnes âgées:
Une personne âgée ou sa famille dans l’incapacité de faire face aux frais d’hébergement en établissement peut faire appel à l’aide sociale aux personnes âgées.
Pour bénéficier de cette aide, il faut:
Avoir plus de 65 ans ou plus de 60 ans en cas d’inaptitude au travail, répondre à certaines conditions de ressources
• A qui s’adresser:
Le dossier doit être retiré et déposé au Centre Communal d’Action Sociale (CCAS).
A noter: Les personnes âgées demandant une aide sociale doivent choisir un établissement de retraite agréé (habilité aide sociale).
Pour définir le montant de l’allocation, la Commission Départementale d’Aide Sociale réalise une enquête administrative.
L’aide sociale est considérée comme une avance récupérable, avant ou après le décès.
Aide Personnalisée au Logement (APL) et Allocation Logement
L’APL peut être demandée par une personne résidant dans un établissement conventionné. Dans les autres cas, la personne âgée peut avoir droit à l’Allocation Logement.
Pour bénéficier de cette aide, il faut:
Répondre à certaines conditions de ressources
A qui s’adresser:
A la Caisse d’Allocation Familiale.
|
 |
 Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA)
L’APA est une aide mise en place en 2002 pour les personnes âgées en perte d’autonomie. L’évaluation de cet état de santé est établie en fonction de la grille AGGIR. L’aide ne peut être accordée qu’aux personnes appartenant aux GIR 1-2-3-4.
Elle est versée par le Département, soit au bénéficiaire soit à la maison de retraite. Elle est attribuée pour une durée définie et révisée périodiquement.
Pour bénéficier de cette aide, il faut:
Avoir plus de 60 ans
Résider, soit à domicile soit dans un établissement spécialisé
Faire évaluer son autonomie suivant la grille AGGIR.
Le montant de l’aide sera calculé en fonction des revenus de la personne concernée et de son GIR.
• A qui s’adresser:
Le dossier doit être retiré au CCAS ou dans l’établissement d’hébergement.
Il faut compter environ deux mois après dépôt du dossier pour bénéficier de cette allocation.
Prestation Spécifique de Dépendance (PSD)
Cette aide n’est plus attribuée. Elle est remplacée depuis 2002 par l’APA.
• Aides Fiscales
Dépenses liées à la dépendance. Sans conditions d’âge, il est possible de bénéficier de la réduction d’impôt au titre des dépenses liées à la dépendance. Les dépenses qui ouvrent droit à réduction d’impôt sont celles effectivement supportées, c'est-à-dire après déduction de l’APA accordée au cours de l’année (Code général des impôts). La réduction d’impôt est égale à 25% des dépenses retenues dans la limite annuelle de 3 000€ (calcul année 2005).
Pour les personnes ayant intégrées un établissement avant le 1er Janvier 2003, elles bénéficient toujours de la déduction sur l’hébergement et sur la dépendance.
Les personnes âgées résidant dans un établissement et encore propriétaires de leur ancien logement, non exonérées de la taxe d’habitation peuvent demander une remise gracieuse.
En maison de retraite le nombre moyen de pathologies par patient augmente avec la perte d'autonomie
Une récente étude publiée par la Direction de la recherche et des statistiques (Drees) du ministère de la Santé indique que le nombre moyen de pathologies par patient augmente avec la perte d'autonomie, ce qui peut provoquer ou aggraver un état de dépendance, entraîner ou augmenter les douleurs voire même générer des idées de suicide.
Les résidants des GIR 1 et 2 sont plus fréquemment atteints de démence (56 % d'entre eux) et d'incontinence urinaire (55 %), ceux des GIR 3 et 4 (modérément dépendants) souffrent surtout d'hypertension artérielle (HTA) et d'insuffisance cardiaque (respectivement 50 % et 31 %), enfin les patients classés en GIR 5 et 6, d'HTA et de troubles anxieux (respectivement 55 % et 38 %) indique une enquête qui a porté en 2003 sur près de 4.500 résidants, grâce à un questionnaire rempli par des médecins.
Les résidants atteints au moins d'un syndrome démentiel constituent une population plus sévèrement dépendante au plan des fonctions supérieures qu'au plan locomoteur. La consommation de médicaments (6 à 7 par jour en moyenne) apparaît quant à elle relativement peu liée au niveau de dépendance. Un tiers des résidants en EHPA sont sujets à des douleurs repérées par les médecins, ils sont fréquemment atteints de pathologies ostéoarticulaires.
Selon les indications fournies par les médecins, 5% des résidants expriment aux soignants des idées de suicide et moins de 2% sont passés aux actes. Mais chez les personnes âgées, les idées suicidaires sont rarement exprimées, relèvent les auteurs de l'étude.
Près des trois-quarts des résidants ayant exprimé des idées de suicide sont considérés comme dépressifs. Parmi les résidants déclarant souffrir de douleurs, 14% ont également fait part, selon les médecins, d'idées suicidaires, ce qui est sept fois plus fréquent que pour les résidants n'ayant pas, du point de vue des médecins, exprimé de douleur, soulignent encoure les auteurs.
|
 |
 |
Pour tous renseignements:
|
|
|
|
|
|
|