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Tailleur de pierres
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 Au Moyen Age, la même corporation comprenait les maçons, les tailleurs de pierre, les plâtriers et les morteliers, les uns et les autres étaient sous la surveillance du maître maçon qui dirigeait la construction du roi, qui ont édifié nos palais, nos cathédrales ou nos hôtels de ville, tailleur de pierres, pierres en vrac - granit et marbres
En ce temps-là, les termes ' maçon ' et ' tailleur de pierre ' avaient un sens plus tendu que de nos jours, le terme de maçon désignait fréquemment l'architecte, et le tailleur de pierre était souvent un sculpteur, parfois aussi un entrepreneur.
Le métier apparait dès que l'homme désire bâtir des édifices imposants et conçus pour durer (temples, fortifications,...) donc dès l'Egypte antique et dans l'Antiquité grecque et romaine.
Puis, au fil des siècles, le métier se poursuit sans interruption, conservant parfois les mêmes techniques et outils (certains types d'outillage utilisés par les tailleurs de pierre actuels n'ont pas changé en 2000 ans).
La construction en pierre de taille touche alors tous les domaines de l'architecture: église, cathédrale, châteaux, pont, quai, etc.
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La construction en pierre tombe en désuétude à partir des années 1930, date à laquelle le béton armé (inventé en 1900) et l'acier commencent à être massivement utilisés.
Dorénavant, les tailleurs de pierre, qui étaient "bâtisseurs", se concentrent alors sur la restauration des édifices en pierre existants. La pierre exposée aux intempéries a une durée de vie limitée.
Quand le matériau est altéré, il est nécessaire de le remplacer intégralement par une pierre équivalente de nature et de forme.
Aujourd'hui, l'essentiel du travail des tailleurs de pierre consiste en la restauration de monuments, historiques ou non, la construction en pierre de taille massive étant assez rare
En 1287, maître Étienne de Bonneuil, tailleur de pierre, passe un contrat avec dix ouvriers pour les emmener avec lui construire la cathédrale d'Upsal en Suède.
Il y avait sur les chantiers de construction, maçons, tailleurs de pierre pour la construction de la cathédrale de Chartres.
D'après un curieux récit de l'édification d'un des grands collèges parisiens au XIVe siècle, le collège de Beauvais, les maçons réclamèrent le jour de carême, comme dédommagement d'un travail ininterrompu depuis plusieurs mois, une « courtoisie, à savoir la chair d'un mouton à manger ensemble ».
Le jour de l'Ascension, on fit mieux encore, on réunit dans un grand banquet tout le chantier, maîtres, compagnons et apprentis,
on y convia les parents avec leurs enfants: les boursiers du collège y assistaient également, et enfin le directeur de l'entreprise, le grand architecte, Raymon du Temple, vint honorer le banquet de sa présence, « avec sa femme et plusieurs autres personnes ».
Le mot maçon désigne encore pour ceux qui ne sont pas du métier un grand nombre de travailleurs différents.
On compte parmi eux jusqu'à vingt catégories distinctes, parmi lesquelles on remarque de préférence les limonsinans, qui construisent les murs en moellons ou en meulières, les briqueteurs, qui font les cheminées, les cimentiers, qui n'emploient que le béton, les maçons proprement dits ne travaillent que le pâtre, les uns ne font que les moulures, les autres préparent les plafonds.
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 Les ouvriers placés le long d'une échelle, le dos tourné aux échelons, se passer les briques les uns aux autres depuis le bas jusqu'en haut de la construction, ce sont aujourd'hui des treuils qui hissent tous les matériaux, que l'on peut entasser en plus grande quantité sur des échafaudages plus solidement construits.
On apporte maintenant à l'édifice en construction les pierres de taille toutes prêtes à être posées à leur place sans hésitations: aussi ne voit-on plus ces chantiers qui empiétaient sur la rue et gênaient la circulation, nos oreilles ne sont plus torturées par le grincement de la scie des tailleurs de pierre.
Le résultat, c'est que l'on construit de notre temps beaucoup plus vite qu'autrefois maisons parisiennes.
Les outils de taille utilisés, adaptés selon le type de pierre. Ciseaux, gradine, massette à tronc conique, taillant, polka, boucharde, chemin de fer (rabot à pierre), rapes, scies
Les outils de la pose utilisés sont les matériels de levage et de déplacement des pierre de taille.
Ils sont les mêmes que ceux utilisés par le maçon auxquels il faut ajouter billes de roulage et pince de pose.
Le compagnonnage lié aux métiers, il a probablement pour origine les grands travaux de construction de l’antiquité.
Ceux-ci ont nécessité l’organisation logistique et technique des chantiers et l’utilisation d'ouvriers itinérants ou importés avec les armées, autrement dit: depuis les premières civilisations sumérienne, babylonienne, égyptienne.
Il est certain que les premiers constructeurs, maçons, tailleurs de pierre et charpentiers, à l'origine du Compagnonnage, se servaient du compas et autres instruments pour mesurer et traçer courbes et arcs de cercles.
La pierre ou moellon est un matériau lourd, donc les fondations doivent être faites en conséquence. Toujours tremper les pierres avant de les utiliser, car elles absorberaient trop vite l'eau du mortier.
Les outils à utiliser pour la taille sont une massette, un ciseau de maçon et une brosse métallique.
Les moellons ne sont jamais identiques, il est essentiel de choisir les faces exterieures, tout en les disposant de manière à ne pas avoir de points faibles dans le mur. Donc alternez les en longueur et en largeur.
Les jours sont comblés avec de petits cailloux noyées dans le mortier et des cales.
Comme pour les agglos, tracez votre mur sur la fondation. Etalez une couche de mortier, puis commencez aux extrêmités, avec les plus beaux moellons (2 belles faces)
L'ensemble doit être aligné au cordeau et doit être plombé aux extrémités comme traditionnellement. Nous ne pouvons dans ce cas avoir la perfection, mais l'ensemble doit rester propre.
Laissez un retrait de 2 à 3cm aux extérieurs pour reprendre les joints plus tard
Posez votre moellon sur le joint de mortier et tapez avec le manche de la massette pour la reglée. Une fois la rangée finie, remplissez les joints verticaux. Mettez du mortier en conséquence, pour caller les pierres prenez des eclats. Pour le dernier rang, arrangez vous à avoir une arase (assise) la plus plane possible. L'on retrouve la même disposition toutes les deux rangées
Les piliers sont un peu plus difficiles à construire car ils demandent, que de la belle piere panneresse et boutisses, comme pour les extrémités et les jambages, il faut les intercaler.
Les joints sont faits avec un bâtard un peu plus gras, étalés à l'aide d'une petite truelle et lissés avec une éponge
Ce travail demande un bon coup d'oeil , beaucoup de patience, du courage et de la force car maçonner du moellon toute une journée, est très fatiguant, c'est pourquoi il est préférable de bien choisir ses pierres avant de les poser sur le mur, afin de ne pas les reprendre plusieurs fois dans les mains.
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